FIERS D’ETRE MOURIDES Ces milliardaires qui convoient leur valise à Touba Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
 Ils ont la même conviction, la même vocation et la même confession. Tout leur chemin mène à Touba et tout leur bussiness se porte bien. Ils sont tous aussi des mourides et leaders… Serigne Mboup, le boss de CCBM, Mbaye Sarr le maître de Senecars tours, Cheikh Seye, le propriétaire Touba Gaz, Cheikh Amar,  patron de Tse,  méditent encore l'enseignement de la philosophie du travail par Cheikh Ahmadou Bamba. « Travailler, comme si vous ne devriez jamais mourir… ». Les « affairistes » de la communauté mouride perçus comme des modèles de réussite font honneur à la confrérie.
Tout en s’inspirant du style de management mouride, l’art exceptionnel de conduire les fidèles, ces capitaines d’industrie sénégalaise ont réussi à consolider le tissu économique sénégalais et participer au rayonnement de la confrérie mouride.En effet, le sens du partage, les principes de la solidarité qui guident le mouride ont fait de ces fortunés de généreux talibés. C’est pourquoi pour rendre grâce à Dieu et remercier leur guide Serigne Touba, ils d’illustrent par leur contribution exceptionnelle au grand Magal de Touba. « Ils assurent logement, nourriture et apprentissage intellectuel -par l’enseignement coranique- aux enfants les plus pauvres ou aux enfants “perdus”. Ils ont aussi des détracteurs, qui leur reprochent leurs irrigations, leurs cultures intensives, et leurs aides sociales. (...) La confrérie serait dotée d’une énorme richesse provenant justement de la culture, principalement de l’arachide. » Dans son reportage diffusé sur les chaînes occidentales en 2008, le journaliste européen Emmanuel Brisson, confirme cette solidarité agissante au sein de la communauté tout insistant sur la culture managériale de ses membres . Il n’y a aucun miracle dans les succès de Mboup, Sarr, Seye, Amar … Si la plupart d’entre eux n’ont pas fait l’école occidentale, ils arrivent à conduire des hommes bien instruits sortis des plus grandes écoles et Universités européennes et sénégalaises. C’est le cas de Serigne Mboup, disciple de Serigne Cheikh Mbacké « Darou rahmane » qui a fait ses humanités dans les « daras » avant de se lancer dans le commerce sous l’aile protectrice de son défunt père Bara. Il emploie plus de 800 salariés ! Quant à  Mbaye Sarr, il a cédé son volant à des jeunes « drivers » qui s’occupent des fameux bus de « Sénécars tours ». Ce talibé mouride, qui a fait ses beaux jours dans les « taxis jaunes noirs », a profité de l’expertise des cadres de transports pour développer son entreprise. Cheik Seye sera ce self-made man issu de la communauté mouride a ébloui les professionnels du biocarburant. Il a pris des risques comme tout bon entrepreneur en  investissant dans ce domaine complexe. Il a implanté une usine de gaz à l’entrée de Mbacké et crée des stations services dans plusieurs villes du Sénégal. Surnommé le Bolloré sénégalais, Cheikh Amar, patron de TSE (Tracto service équipement), est cet intellectuel mouride qui a su développer son savoir faire dans le domaine des entrepôts. Ces quatre mousquetaires, fiers d’être mourides sont sur les traces de Feues Ndiouga Kebe, et Djiby Mbaye, deux richissimes mourides qui ont marqué la vie économique du pays. Ceux-là étaient aussi des milliardaires qui plaçaient toute leur fortune  dans les greniers inépuisables de Bamba.

                                                              Ibrahima Benjamin DIAGNE
 
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